20 nov. 2009

2012 sans la Mecque...

La destruction de la Mecque dans le film catastrophe "2012" a bien été tournée, mais a été enlevée au montage. Il s'agissait de la destruction par le seisme de la Kaaba, le bâtiment en forme de cube au cœur de la Mecque et le centre de la prière et du Hajj, le pèlerinage islamique (voir photo).


Le réalisateur a ainsi déclaré: “Mon co-scénariste m'a dit que je ne devrais pas prendre le risque d’une fatwa réclamant ma tête à cause d’un film. Et il avait raison. Nous devons tous penser à cela dans le monde occidental.”

Précisons que, dans ce film, le Vatican est réduit en miettes par le séisme, comme la photo du dessous en témoigne ; mais bon, au  moins nous ne faisons pas dans notre froc si certains catholiques en sont choqués. Disons qu'ils ne devraient pas nous poser des bombes partout !

Et le réalisateur de rajouter : On peut effectivement réduire les symboles chrétiens en pièces mais si vous voulez faire cela avec un symbole arabe, vous aurez une fatwa, et ça donne une idée de l’état du monde dans lequel nous vivons. C’est une séquence à laquelle je n’attachais pas une grande importance, alors je l’ai supprimée.”

Dans quelle époque de tolérance et de sérénité vivons-nous !


13 nov. 2009

un retour

Il est revenu au bureau après de longs mois d'absence. Il n'a pas beaucoup changé, pour ainsi dire, les joues juste un peu plus creuses, mais à part ça il est toujours aussi beau, enfin, je trouve.

Le premier jour de son retour a été une agréable surprise. Nous nous sommes dit quelques mots, juste le plaisir que nous avions de nous retrouver. Nous avions eu, avant son départ inopiné, une aventure un peu rocambolesque lui et moi, alors nous étions je crois, un peu génés de se revoir, comme ça, au boulot.

Les quelques jours qui ont suivi son retour, il avons commencé à parler de nous et de notre relation intime, ce qui était plus qu'évident. Et plus les jours passaient, plus nous étions à l'aise dans nos propos. Nous recommencions à sourire, rire, et nous amuser.

Il n'eut pas fallu longtemps pour que notre complicité redémarre. Et le reste aussi. Plus question de se parler longtemps pour deviner dans nos regards une envie irresistible de l'autre. Je passais de longues minutes à le regarder travailler, il s'arrêtait longuement à suivre des yeux le va-et-vient de mon crayon dans ma bouche, bref ...

Un après midi,  nous nous sommes retrouvés tous les deux par je ne sais quel hasard, dans les archives de notre établissement. Je cherchais dans un rayon, un dossier clos depuis bien longtemps, mais n'arrivais pas à atteindre la rangée la plus haute. Je pris donc le petit escabeau pour monter.

Il est alors arrivé devant moi. A cet instant précis, je savais bien ce qu'il allait arriver. J'ai senti de la chaleur dans tout mon corps, et me suis laissée aller à ses caresses. Ses mains montaient sur le long de mes cuisses, et d'un geste habile et rapide, il releva ma jupe. Je me sentais emprise de lui, impossible de partir.

Il baissa mes collants  et mon string, et commencait à me lécher. J'écartais un peu plus les jambes pour qu'il puisse mieux  atteindre ma fente déjà bien trempée. J'aimais. Après un petit moment d'intense plaisir à gémir sous ses coups de langue, je descendis pour le sucer, je savais qu'il aimait beaucoup les jeux érotiques que je savais faire avec ma bouche. Accroupie, avalant sa bite goulûment, j'attendais impatiemment sa douce brutalité, j'attendais qu'il me retourne et me plaque sur les étagères crasseuses, ou sur les vieux bureaux abandonnés pour du mobilier plus design, j'attendais qu'il me baise en levrette, j'attendais... la chatte béante.

Ce qu'il fît évidemment. Je ne me rappelle plus combien de temps ça a duré, tellement ma tête tournait, tellement je jouissais de sa queue si exquise, tellement...

C'était plus qu'évident... ce n'était pas qu'une histoire de cul, c'était plus que ça.
 

4 nov. 2009

Le petit poucet

Le repas fût gai, et totalement libéré. Un tête-à-tête comme je les aime. Nous avons pu parler librement de tout, rire des évènements, nous moquer de nos voisins de table… Comme des gamins loin de leurs parents censeurs… Oui, j’étais bien. Et elle aussi, d’ailleurs…. La seule ombre au tableau fût son aveu, porté comme un coup de fleuret entre la poire et le fromage. L’aveu qu’elle ne me désirait pas. Moi, j’aurais bien voulu aller plus loin, mais je ne pouvais pas lui reprocher son ressenti, et surtout la franchise dont elle avait fait preuve en m’en parlant ouvertement.

J’étais très à l’aise avec elle tout comme elle l'était avec moi, et nous avions bien volontiers laissé nos conversations déraper sans honte sur le domaine du plaisir et de l’intimité. Nous parlions de nos fantasmes, nous échangions nos ressentis lors de nos nombreuses expériences libertines…. Elle riait et je la trouvais très belle. Ses boucles d’oreilles aux pendentifs volumineux s’agitaient librement à chaque rire, et c’était vraiment agréable à regarder.

Une fois sortis du restaurant, jouant le tout pour le tout, je lui ai demandé, malgré son sinistre aveu, si elle accepterait néanmoins de venir boire un verre chez moi. Je ne m’attendais pas à une réponse positive, mais les femmes sont toujours surprenantes…. Car là, ô surprise, elle me répondit par un oui déshabillé de toute ambiguïté. Alors nous nous sommes dirigés vers chez moi. Mais curieusement, autant le repas avait été festif et libéré, autant le trajet entre le restaurant et mon domicile a été calme. Presque distant. Un peu comme si nous nous observions sans vraiment nous regarder. Marchant l’un près de l’autre, regardant devant, sans parler, moi je sentais son parfum et je me refaisais le film du repas. Dans mon souvenir, son aveu prit une importance plus grande que dans la réalité. La tâche sur le tableau devenait plus grosse et plus sombre à mesure que le temps passait, occultant presque les éclats de rires et confessions érotiques qui avaient illuminé notre soirée…. « Elle ne me désire pas… elle ne me désire pas »…. Je me répétais ces phrases comme pour me faire encore davantage de mal…. Et avec tout ça, je me demandais comment aller évoluer la soirée, et comment aller se passer la nuit…. Je savais qu’elle ne finirait pas dans mon lit à mes cotés à batifoler comme des otaries…. Mais les femmes réservent parfois des surprises… et ce soir, je n’étais pas au bout des miennes…

Avec un mélange d’inquiétude aventurière et d’excitation (car oui, je bandais de la respirer et de la savoir tout à coté de moi), nous sommes rentrés dans mon appartement parisien. Elle ôta son manteau, le jeta négligemment à terre, et s’assit sur le canapé moelleux. Je revins de la cuisine avec deux coupes de champagne. Je m’assis sur le fauteuil de cuir blanc, en face d’elle….

Notre discussion reprit, mais sur un ton plus gêné qu’au restaurant. Je ne savais pas où j’allais. Mes sensations se mélangeaient avec délice. Je respirais la lumière, je vibrais les couleurs, je regardais la texture du calme et de l’aventure. J’en avais presque des papillons dans les yeux. J’étais tout simplement perdu, dans un 40 mètres carrés, dans mon petit salon, mon petit cocon à moi qui m’était pourtant tout à fait familier, mais que, soudain, je semblais redécouvrir comme si j’étais au milieu d’une forêt. Non pas une forêt hostile, mais au contraire accueillante, petit poucet des temps modernes perdu pour la bonne cause, abandonné de ses cailloux et de ses miettes de pain qu’une douce compagne était en train de picorer sans peut-être le savoir…. Je la regardais, l’imaginant dévêtue, la pensant prêt de moi, nue, nous voyant nous pourlécher de saveurs gaufrés d’un second dessert, véritable gourmandise toute sucrée comme j’imaginais que fût sa peau…

Elle comprit ce que je ressentais, et presque brutalement, telle une ogresse du plaisir, elle me coupa en plein milieu d’une phrase et me fit une proposition plus que surprenante… « Tu sais ce que j’aimerais, là, maintenant ? J’aimerais que tu baisses les lumières, que tu te reviennes t’asseoir sur ton grand fauteuil blanc, tu te déshabilles le bas, et qu’on continue à parler de nos fantasmes, de nos envies… ». Evidement, je fus un moment interloqué, et elle éclata de rire….

« Vas-y, fout toi à poil avant que je change d’avis. J’ai envie de te mater… voilà tout ». Quelques instants après, je me suis retrouvé nu, avec pour seul ornement ma chemise blanche qui masquait négligemment mon buste. Mon sexe était dur et elle le regarda en souriant. Pour moi, l’exhibitionniste, cette proposition était un cadeau. « N’hésite pas à te toucher, j’aimerais te voir prendre du plaisir. On reste à distance, là, comme ça. Et dès que tu as joui, je m’en vais. Alors prends ton temps… tout ton temps… ».




J'acceptai sans hésiter sa proposition. Elle resta ainsi à me regarder. Nous avons repris notre discussion, calmement, elle en buvant sa coupe de champagne, moi assis face à elle, me caressant avec une douce sensualité. J’aurais aimé la faire craquer, pour qu’elle se rapproche de moi, afin que nous puissions jouer au petit poucet à deux peaux…. mais c’était peine perdue. Elle me matait, se régalait à me mater, prenait du plaisir à me mater, mais elle restait stoïque dans son canapé, à seulement trois petits mètres de moi. Ma main montait et descendait sur ma queue, je me caressais les bourses en parlant de mes fantasmes, en l’écoutant parler des siens, en évoquant l’un après l’autre de nouveaux jeux qui irradieraient nos nuits et que nous ne connaissions pas encore…. Je sentais mon sexe habité d’une dureté exceptionnelle. Elle était à portée de moi, mais les règles du jeu étaient celles-là : on reste à distance. J’aurais bien voulu savoir si elle mouillait…. Mais elle ne laissait rien transparaître. Enfin elle m’avoua que la scène qu’elle vivait à cet instant, avec moi, faisait partie des fantasmes qu’elle voulait connaître, et reconnut que cette interdiction dont elle faisait preuve en restant à distance de moi était un facteur de trouble délicieux pour elle, et un facteur d’excitation absolument exquis….

Pour moi aussi, et je le reconnus en souriant. C’est vrai, plus le temps passait, plus je me pris au jeu. Pour corser la situation, je décidai de mettre délibérément mes jambes par dessus les bras du fauteuil, les écartant ainsi au maximum, et je me suis couché légèrement. Ainsi, je pouvais lui montrer sans honte toute mon anatomie, tout en me touchant toujours aussi délicatement. Malgré son air en apparence neutre, elle ne me trompait pas, et je savais qu’elle était émue, trahie par le léger vibrato qui prenait corps dans sa voix, et ses joues et ses lèvres que je voyais rougir….

J’aimais cette liberté. Nous parlions de sujets très intimes. De plus en plus intimes, même. Elle m’apprit qu’elle voulait partouzer à grand nombre, dans un gang bang énorme, tous sexes confondus. Je lui dis que je m’inscrivais volontiers à la fête ! Mon gland était nettement décalotté, luisant comme un miroir, ma tige raide et veineuse, mes bourses lourdes… ma main tournait autour de mes poils, frôlant mes couilles, caressant mon sexe. Osant encore plus, je mis mon doigt dans la bouche puis le fis pénétrer dans mon anus….. « Et ça, tu as déjà vu ? », lui demandai-je… Le silence fût sa seule réponse immédiate…. « Euh… Nnnn… Non », fit-elle avec la plus grande difficulté d’élocution, tant elle était captivée par le trajet mouvementé de mon doigt dans le four chaud de mon cul…. Et en plus, comme comble à son supplice, me prêtant encore plus qu’elle à ce jeu que je commençais décidément à trouver absolument délicieux, j'entrefermai mes yeux et laissai des gémissements s’échapper de ma bouche….

Elle voulait me piéger, la petite coquine…. Mais à cet instant, je me demande qui était le plus à l’aise des deux…. Elle regardait cette scène qui allait au-delà de ses espérances, au-delà de ses fantasmes…. Nous étions bien, si bien que nous vivions cette première fois dans une intensité insupportablement palpable. Mais je savais qu’à cet exercice, je n’allais pas tenir très longtemps. J’aurais voulu qu’elle écarte ses jambes, qu’elle sorte ses seins et qu’elle se pince les bouts, qu’elle se mette un doigt dans la chatte, dans son sexe certainement dilaté et humide à en pleuvoir de plaisir…… Mais elle n’en fît rien, sûrement par une volonté de marbre…

La demi-heure de caresses douces allait s’achever quand je sentis monter en moi un plaisir nouveau et incontrôlable…. Je me surpris à percevoir une sensation encore inconnue, un plaisir inédit qui prenait ma queue et ma tête, les enserrant dans le doux tourment d'un étau chaud et divin…. Et je me sentis me libérer dans un cri, dans un hurlement. Dans un hallali entre la vie et la mort, mon bien-être gicla devant moi comme masquant d’un rideau opaque la vue de ma douce voyeuse, éclatant en gouttelettes blanches et tièdes sur ma chemise maculée de sperme. Signe convenu de la fin de la soirée…. Une soirée à l’issue de laquelle, une fois seul, je pourrai retrouver mes petits morceaux de cailloux éparpillés dans mon esprit, repères qui me ramèneraient à la réalité.

Une réalité que j’avais, pour un soir, transformée en un doux conte de fées…

21 oct. 2009

Gilles


Gilles était le nouvel adhérent de notre association. Gilles était un jeune homme d'une trentaine d'années, les traits fins, grand, mince, au corps d'adolescent. J'aimais beaucoup son physique.
Lorsque l'on m'a présentée à Gilles, je me suis avancée vers lui, bras tendu pour lui serrer la main, et quand il eût sa main dans la mienne, il s'approcha pour me faire la bise en me disant "on s'embrasse !".
Au fur et à mesure de nos réunions, Gilles et moi sommes devenus plus proches, plus complices, et quand l'un arrivait avant l'autre dans nos locaux, il gardait la place à côté de lui.

Jusqu'au jour où ....

Après une réunion tardive, quand tous les autres adhérents furent partis, Gilles et moi sommes restés seuls.
Ma mine fatiguée interpella mon collègue. "Tu es bien fatiguée toi" me dit-il, "attends, je vais te masser les épaules !". Il se mit derrière moi, et avec ses longues mains fines, il commença à me caresser les épaules et la nuque. "J'aime beaucoup les cheveux relevés chez une femme, je trouve ça très sensuel, j'aime bien regarder la nuque" me dit-il alors. "Et la tienne est parfaite !" rajouta-t-il.

Ensuite, tout est allé très vite, je me suis retrouvée allongée sur la table de réunion, avec la tête de Gilles entre mes cuisses. Il était très doué avec sa langue et ses doigts. Ma tête tournoyait comme les feuilles, dehors, de ce soir d'octobre. J'avais envie qu'il me baise comme une chienne, alors je me suis retournée et il m'a prise, comme je le voulais. Ses vas-et-viens en levrette me faisait jouir à m'en mordre les lèvres.

Et puis je lui ai montré à quelle point j'étais gourmande de sa queue, alors je me suis accroupie, et je l'ai sucé jusqu'à ce qu'il en jouisse, sans retirer son sexe de ma bouche, j'ai soudain senti son sperme chaud tapisser le fond de ma gorge.

Sans dire un mot, nous nous sommes rhabillés. Nous nous regardions et cherchions nos mots, et qui, surtout, allait parler le premier. Il a commencé par me dire : "Angèle". Alors j'ai sursauté.

"Angèle, tu rêves ? On attend ton vote !" me dit soudain Gilles. J'écarquillai les yeux, repris mes esprits, retirai mon stylo de la bouche, et confuse, je levai la main, sans trop savoir pour quoi je votai. Je tournai la tête vers Gilles, qui me dit avec un sourire charmeur : "Tu es bien fatiguée toi !"

18 oct. 2009

Bonjour la tolérance....

Dimanche 4 octobre, une équipe musulmane de Créteil a refusé de disputer une rencontre contre le Paris Foot Gay parce que certains de ses membres sont homosexuels.

"Non, nous ne pouvons pas jouer contre vous parce que vous êtes homosexuels"... Les joueurs et dirigeants du Paris Foot Gay (PFG) n'en reviennent toujours pas. Sur leur site Internet, ils ont demandé à leur ligue, la Commission Football Loisirs (CFL), signataire de la charte contre l’homophobie, de prendre les sanctions qui s'imposaient et entendent porter plainte, rappelant que l’homophobie est passible de poursuite pénale au même titre que le racisme.

Interrogé sur France Bleu Ile-de-France, un représentant du Créteil Bébel a assumé et réitéré les propos : "En tant que musulman, j'ai quand même le droit de ne pas vouloir jouer (contre le PFG) parce que je n'adhère pas à leurs idées", tout en s'excusant si quelqu'un s'est senti vexé ou blessé.

« Conformément aux principes de notre équipe, nous ne pouvons jouer contre vous »

C'est à la veille de disputer une rencontre contre le Créteil Bébél que les dirigeants du PFG reçoivent un mail laconique mais on ne peut plus clair : "Désolé mais, par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois, excusez-nous de vous avoir prévenu si tard".

Source : "Le Parisien"